Spécial Budget fédéral 2026

Le ministre des Finances François-Philippe Champagne a déposé le jeudi 5 novembre 2026 le budget fédéral 2026 du gouvernement Carney, sous le thème « Maîtres chez nous ». Voici les chiffres clés du cadre financier, tels que publiés dans les documents officiels du budget.

Indicateur2025-20262026-20272027-20282028-20292029-20302030-2031
Revenus budgétaires526,4540,3564,2581,5607,7629,1
Charges de programmes498,5542,7559,3568,3586,3600,2
Frais de la dette publique53,560,267,373,878,485,5
Solde budgétaire (déficit)-39,3-62,3-62,5-57,6-53,4-52,9
Solde budgétaire, en % du PIB-1,2 %-1,8 %-1,8 %-1,6 %-1,4 %-1,3 %
Dette fédérale1 306,11 366,51 429,01 486,61 540,11 593,0
Dette fédérale, en % du PIB40,2 %39,9 %40,2 %40,4 %40,3 %40,1 %
Solde de fonctionnement courant-2,0-3,5+11,2+20,3+24,6+25,2

Les mesures phares et leurs coûts

  • Mégadéduction à la productivité — 36,1 G$ sur 5 ans (2,0 G$ en 2026-2027 ; 8,9 G$ en 2027-2028 ; 8,9 G$ en 2028-2029 ; 7,0 G$ en 2029-2030 ; 9,3 G$ en 2030-2031). Déduction immédiate des biens admissibles acquis dès le 15 septembre 2026, mesure permanente. Effet attendu : +22 G$ d’activité économique par année sur 10 ans et jusqu’à 80 000 emplois ; le fardeau fiscal sur les nouveaux investissements passe de 13 % à 6,4 %.
  • Incitatif canadien à la croissance — exonération d’impôt jusqu’à 15 M$ de gains en capital à la cession d’un investissement admissible, et bonification du report par roulement pour les petites entreprises.
  • Électricité et grands projets — plus de 50 G$ pour propulser un Canada fort (doubler l’offre d’électricité d’ici 2050) ; plus de 140 G$ investis dans les stratégies pour un Canada sûr et résilient ; Fonds pour un Canada fort — 25 G$ (premier fonds souverain national).
  • Logement — près de 45 G$ (comptabilité de caisse) pour mettre fin à l’itinérance, élargir le logement abordable et hors marché et faire fonctionner le marché ; thermopompes — 2 G$ pour 820 000 ménages.
  • Abordabilité — 3,2 G$ pour la Stratégie nationale de sécurité alimentaire ; supplément de l’Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels début 2027 (plus de 12 millions de Canadiens).
  • Défense — 2 % du PIB déjà atteint ; plan entièrement financé pour 4 % d’ici 2030 et 5 % d’ici 2035 (engagement OTAN) ; jusqu’à 12 sous-marins ; 70 % des acquisitions auprès d’entreprises canadiennes.
  • Autres — recherche et développement (RS&DE) : 930 M$ ; culture : 4 G$ ; Premières Nations (logement et infrastructures) : 32 G$ sur 10 ans ; IA : jusqu’à 90 000 emplois et stages en 5 ans.

Comparaison avec le directeur parlementaire du budget (octobre 2026)

Le DPB prévoyait un déficit de 63,3 G$ en 2026-2027 — le budget dépose 62,3 G$, soit 1,0 G$ de moins. L’écart s’élargit ensuite : le DPB voyait le déficit culminer à 70,2 G$ en 2027-2028 (budget : 62,5 G$) et s’établir à 67,8 G$ en 2030-2031 (budget : 52,9 G$). Le DPB prévoyait aussi un ratio dette/PIB en hausse, de 40,8 % à 42,6 % ; le budget le maintient autour de 40 % (39,9 % en 2026-2027, 40,1 % en 2030-2031). Les prévisions du DPB n’incluaient pas les nouvelles mesures du budget.

Télécharger le rapport PDF des chiffres clés

Sources : Budget 2026, Annexe 1, tableau A1.8 « État sommaire des opérations » et chapitre 1 (Mégadéduction) — budget.canada.ca. Comparaison : Bureau du directeur parlementaire du budget, Perspectives économiques et financières, octobre 2026.

Bienvenue Indomptable FNL!

Nous ne spammons pas ! Consultez notre [link]politique de confidentialité[/link] pour plus d’informations.

Daniel Brisson

Daniel a une immense expérience de la politique québécoise et a participé à des élections aux niveaux municipal, provincial et fédéral.
Daniel a été candidat pour le Parti conservateur du Québec aux élections provinciales de 2012, et a brigué la direction du PCQ en 2013, puis en 2021.
Daniel a également brigué la mairie de Québec en 2017 sous la bannière de l’Alliance Citoyenne de Québec, un parti qu'il a contribué à fonder. Daniel a également été notre candidat du PPC pour Louis-Hébert en 2019. En plus de son expérience politique, Daniel possède et exploite également une entreprise de conseil en TI et en affaires stratégiques, et agit à titre de vice-président de la Chambre économique Canada-Europe. Daniel est informaticien de métier et possède un diplôme en sciences politiques ainsi que de nombreuses certifications professionnelles et techniques.